Sélectionner une page

La réussite d’un mariage dépend de nombreux facteurs dont la qualité du buffet. Il ne suffit pas seulement de rassasier vos invités mais de régaler leurs yeux, de veiller à ce que les saveurs soient au rendez-vous. Ajoutez à cela que le respect des contraintes gastronomiques doit être garanti. Dans le cas d’un mariage juif, le traiteur doit veiller à proposer un menu cacher. On vous explique.

Le métier de traiteur

Le traiteur est un professionnel spécialisé dans les arts culinaires. Il propose des services personnalisés, principalement dans le secteur événementiel (anniversaire, mariage…). Sa mission principale consiste à concocter un menu conforme aux demandes de ses clients. Pour cela, il s’informe au préalable sur les intolérances alimentaires, les restrictions imposées par les croyances, les préférences en termes de saveurs…. Le traiteur doit également considérer le budget de chaque client de manière à proposer un menu qualitatif sans engendrer de dépenses superflues.

Le métier de traiteur est exigeant. Il est essentiel d’être doué en cuisine, d’être habile en pâtisserie, d’avoir la fibre créative, de maîtriser l’art de l’organisation et plus encore. C’est une profession qui s’adresse avant tout aux personnes passionnées et désireuses de développer continuellement leur talent.

Nourriture cacher : définition

Le mot casher (ou cacher) se traduit par “conforme”. On parle d’une conformité par rapport aux règles alimentaires juives qui sont détaillées dans la cacherout. L’origine des aliments, la manière dont ils sont transformés, cuisinés et servis entrent en compte dans cette conformité.

Dans la religion juive, il est primordial que les repas soient cacher et il n’existe pas de dérogation à la règle, même lors des événements spéciaux comme un mariage.

Se spécialiser dans le mariage cacher

Contrairement à ce que l’on pense, les restrictions ne sont pas synonymes de simplicité. Il est tout à fait possible d’élaborer un menu sophistiqué, tant au visuel qu’en termes de saveurs. Il faut simplement veiller au plus strict respect des règles alimentaires. Les préparations sont pourtant considérées comme contraignantes par la majorité des traiteurs qui ne mesurent pas toujours l’importance de se plier aux règles de la cacheroute.

Se spécialiser en tant que traiteur de mariage cacher, comme mariage-cacher-provence.fr, est de ce fait un gage de fiabilité pour les mariés et l’ensemble de la communauté juive qui assistera aux noces.

Traiteur de mariage cacher : quelles sont les règles alimentaires ?

La cacherout offre toutes les précisions nécessaires au traiteur de mariage cacher. Nous avons élaboré une version simplifiée qui condense les fondamentaux de ces règles alimentaires.

Viande cacher obligatoire

Il y a des animaux purs et des animaux impurs, ce qui doit impérativement être pris en compte pour le choix de la viande. Concernant les animaux vivant sur terre, seuls ceux qui ont les sabots fendus sont autorisés à la consommation. De plus, il est impératif que ce soit des ruminants. On peut donc citer la viande de bœuf, de chèvre, d’agneau ou encore la viande de mouton. La volaille est considérée comme pure lorsqu’elle est élevée en basse-cour. Enfin, les animaux aquatiques utilisés dans la cuisine cacher doivent obligatoirement posséder des écailles.

L’abattage de l’animal contribue aussi à sa conformité. Un rituel particulier est réalisé par un shoret qui est, dans la plupart des cas, un rabbin spécialisé.

Ne pas mélanger certains aliments

“L’agneau ne peut être cuit dans le lait de sa mère”. Ce passage de la Torah s’explique par l’interdiction de faire simultanément un plat de viande et de lait. D’ailleurs, il faut laisser passer un certain temps pour pouvoir consommer du lait (ou ses dérivés) après un menu contenant de la viande.

Le mélange n’est pas seulement interdit à table. Il faut également que les ustensiles, récipients et même les éviers soient dissociés pour éviter tout contact.

traiteur mariage cacher

Gourmandises et desserts sans gélatine de porc

Le candy bar s’invite à toutes les fêtes, faisant autant plaisir aux enfants qu’aux adultes. Lors d’un mariage cacher, il faut néanmoins veiller à ce que les bonbons soient dépourvus de gélatine de porc. Autrement dit, il faut impérativement miser sur des friandises cacher.

Les desserts doivent également se conformer aux règles de la cacherout. Si le plat principal contient de la viande, il faudra faire l’impasse sur les laitages. De plus, il faut impérativement veiller à ce que les desserts soient concoctés sans gélatine de porc.

Vin adapté pour un mariage cacher

Les juifs peuvent très bien consommer du vin (et de l’alcool en général) à la condition sine qua non que les boissons en question soient cacher.

L’élaboration suit les mêmes procédés de base que pour les vins taref (non cacher). En revanche, l’ensemble des étapes se déroule sous la surveillance de Shomrims.

La récolte peut se faire par des laïcs. Les règles spécifiques s’appliquent seulement lorsque les grappes de raisin arrivent sur la table de tri. Les Shomrims assermentés gardent l’œil sur les outils utilisés et veillent à ce que chaque étape d’élaboration du vin respecte la cacherout. Après la mise en bouteille, des étiquettes spécifiques sont apposées. La certification hekhsher garantit qu’il s’agit bien d’un vin cacher. La mention “Beit Din” (ou “Beth Din”) confirme que l’élaboration du vin a été supervisée par un rabbin. On peut également trouver des logos complémentaires, pour ne citer que les mentions “KBDP” et “Casher le Pessah”.

Le vin casher devient taref lorsqu’il est servi par des laïcs. Si des non pratiquants figurent sur la liste des invités, il est donc important de choisir du vin cacher portant la mention “Mevushal” qui signifie qu’il restera conforme aux exigences de la cacherout même s’il est manipulé par des non-juifs.

Le respect de ces règles alimentaires est attendu d’un traiteur de mariage cacher digne de ce nom. Loin d’être contraignante, la cacherout permet de développer la créativité et transformant chaque mariage en défi passionnant.